12 février 2006

Penarth












Le rendez-vous était fixé à midi à la Central Station. Vers 12h50, nous avons formé un petit groupe disparate, composé de deux nationalités et huit individus, et nous arrivons presque à l’heure pour retrouver Anne. Les Espagnols n’ayant mangé qu’une pizza pour le petit-déjeuner, ils éprouvent naturellement le besoin d’aller s’acheter à manger chez Greggs et ressortent avec des espèces de chaussons aux légumes, ou je-ne-sais-quoi, pendant que je fais une provision de chocolate ring donuts – on ne sait jamais, une tempête peut nous bloquer dans le bus pendant des jours, jusqu’à ce que nous soyons obligés de nous dévorer les uns les autres, alors avant d’en arriver à cette extrémité je préfère avoir mon beignet, ne serait-ce que pour faire passer le goût. Bref, sur le coup d’une heure nous sommes partis, et notre petit bus nous fait traverser toutes les banlieues résidentielles qui entourent Cardiff, avec de jolies maisons blanches, des jardins pleins d’une végétation quasi-tropicale et personne dans les rues. Marion se distingue une nouvelle fois en se mouillant dans le bus – il est grand temps d’apprendre à fermer sa bouteille d’eau correctement. C’est débordante d’enthousiasme et d’humidité qu’elle arrive à Penarth, plus précisément à Cosmeston Lake, où nous déjeunons avec appétit, sous l’œil envieux des cygnes et les envolées de canards sauvages. Ca valait presque le coup de perdre une heure le matin même pour faire des sandwiches à six personnes. Les Espagnols en mangent quatre sur les huit que j’avais prévus. Qu’à cela ne tienne, le saucisson de Marion remettrait de bonne humeur un mauvaishumoriste, Xavier peut tenter l’expérience scones pendant que les grands dadais jouent à la baballe, on chante les chansons du Roi Lion, Carlos se fait attaquer par un cygne affamé, tout va bien sous le soleil de Vera Cruz.

L’estomac plein et les sacs vides, nous nous mettons en route vers les falaises. Il faut traverser un village mort tout en virages, seul un gamin joue au ballon contre un mur, unique signe de vie au milieu de l’aprem. Nous arrivons en vue d’un champ plein de chevaux. Réaction spontanée : « Hey come on, let’s cross the field, let’s see the horses !!! » Le proprio nous y autorise et hop, d’un saut au-dessus des barbelés, nous voici près des chwals qui nous aiment tellement qu’ils nous suivent sur les sentiers à la recherche de carottes. Un peu plus tard, on arrive à se séparer des bestioles et on arrive aux falaises. Enfin, ça sent la mer. La mer est là ! Dommage, on arrive un peu tard, on n’aura pas le soleil sur la plage. La prochaine fois il faudra partir plus tôt. Anyway, on trouve un chemin pour descendre la falaise tant bien que mal, la plage est belle et puis voilà quoi, c’est la mer. Bien sûr, c’est une plage de galets que j’en ai encore mal aux petons. Mais ça fait rien la vue est belle, et on marche jusqu’à Cardiff Bay en parlant de géologie et de rêves érotiques. Une fois arrivés à la baie, on constate que les Espagnols n’en peuvent plus – pendant que Marion et Xavier continuent à pied, nous décidons de traverser la baie en Waterbus et on se retrouve pratiquement à l’œil dans le bateau le plus luxueux de la baie – la sympathie des Gallois n’est plus à prouver (oui il était Anglais et puis ?). La soirée se finit dans un pub de Mermaid Quay, devant un pinte (une limonade en ce qui me concerne), puis avec un plat de spaghettis et une bonne nuit de mille heures au moins. J’ai plus mal aux pied, aujourd’hui il pleut, c’était la meilleure façon d’occuper notre samedi !!

1 Comments:

At 22:04, Blogger niall said...

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